13.10.2008
Marie FAUVEL

Peloton clairsemé au départ des 21 km des Foulées François 1er qui ont vécu • photos Christophe Barraud
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Sur 10 km, les 31'40 de Guibault n'ont pas tremblé. L'enfant du pays absent, le record n'a pas explosé dans cette 25e édition des Foulées François-Ier, en quête d'une nouvelle formule. Les petites distances n'ont fourni aucune surprise: le 5 km a été remporté par Maxence Roux, le 10 par Mickaël Pillot. Seul le semi a été disputé mais pas de record. Pour Bruno Dupré, vainqueur cette année, «seule la victoire importait».
Réputé pour sa difficulté, le parcours cognaçais n'a pas failli. «C'est super, il y a des casse-pattes suivis de descentes pour la récup'», se réjouit Mickaël Pillot. Nouveau pensionnaire du G2A, l'ex-Poitevin domine le 10 km et ravi son titre, mais pas son chrono, à un Thierry Guibault absent. Pour le nouveau champion pas d'explosion de joie, «Je suis venu là en course d'entraînement, mon objectif est le 3.000 steeple en fin de saison. Les bornes et les cross font partie de ma préparation.» Le 10 km s'offre à un champion à l'entraînement, pas de quoi s'extasier. Son chrono non plus. Deux minutes séparent un Guibault d'un Pillot.
Même chose pour le second. La performance n'est pas le dessein du jour. Antonio Ferreira, un des Marathoniens 79, ne vise pas le 3.000 steeple, mais le marathon de New-York dans trois semaines. Les routes cognaçaises, un terrain de jeu pour se dégourdir les jambes avant de traverser Central Park. «J'étais venu faire de la vitesse car quand on prépare un marathon on a tendance à s'endormir.» OK, le 10 kilomètres de Cognac relégué au rang de course de présaison, pas très glamour. Pas de tête d'affiche pour concurrencer les champions du passé, des chronos en déficience de record, sur les courtes distances, les Foulées François-Ier version hommes ont déçu.
Côté féminines, aucune surprise. Véronique Didou, bien que blessée, remporte sans difficulté le 10 km. Irène Aubrée s'offre le semi.
Course nature pour 2009
Bachelier, Demoy et Monteaud, tiercé gagnant l'an passé, sont aux abonnés absents sur la ligne de départ des 21 km. Bruno Dupré, 4e en 2007, fait respecter la logique et s'impose en 1h18'11. «Quand j'ai vu qu'Olivier [Monteaud] n'était pas là, je me suis dit que j'avais toutes mes chances.» Passé en tête dès le 5e kilomètre, Dupré ne lâchera plus la première place.
Derrière, les places sur le podium sont plus disputées. Après une version Visse, Meuric puis Blaineau, Visse, la ligne d'arrivée voit Blaineau et Roux passer en 2e et 3e positions. Thierry Visse, après avoir fait toute la course dans le carré de tête, termine 8e. Une mauvaise gestion de l'effort explique cette contre-performance du Plassacais. Philippe Roux profite de cette défaillance. Licencié depuis seulement deux ans, le Jarnacais s'offre une place sur le podium, en attendant le Marathon du cognac.
Jean-François Blaineau prend donc la deuxième place. «Je suis revenu à la 2e place dès le 2e tour, ensuite je suis resté avec Visse et je l'ai lâché au 14e kilomètre. Je suis content, mais il y a quinze ans c'était à peu près les mêmes têtes.» A 47 ans, le Jarnacais souligne d'une pointe d'ironie le manque de concurrence de ces Foulées en perte de vitesse.
Un constat déjà évoqué par les dirigeants cognaçais qui ont enterré hier la version route. En 2009, les Foulées François-Ier deviennent une course nature. «Ça attire beaucoup plus de gens», justifie le dirigeant. «Et puis sur route, nous devions poster beaucoup de bénévoles aux carrefours pour assurer la sécurité, or il y en a de moins en moins…». Entre bords de la Charente et parc François-Ier, les Foulées se mettent au vert pour reprendre leur souffle. Hier, la 25e édition tournait la page de cette manifestation, devenue institution sportive.